Vous parcourez actuellement les archives du blog Le Pictorium de août .
- 17.3.2012: Solarisations argentique 1960 - 1980 par Alex Kovaleff
- 16.12.2011: Regard d'Indien par Sylvain Leser
- 25.8.2011: "Hollywood Boulevard" par Steve BANKS
- 25.8.2011: "L'HEURE DES LOUPS" par Véronique DURRUTY
- 5.5.2011: "Di Vino" par Philippe Martineau
- 15.2.2011: "VISAGES AU-DELA DES FRONTIERES" de l'Iowa à l'Himalaya... de Sandrine HUET
- 24.1.2011: Lumières de Venise
- 14.2.2009: "Le mexique aux mille visages"
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Archive pour août
“Hollywood Boulevard” par Steve BANKS
25.8.2011 by manonpicto.

« Nous avions des visages »: une réplique de l’actrice Gloria Swanson tenant le rôle d’une star vieillissante et déchue dans « Boulevard du crépuscule », un mélodrame très noir de 1950, réalisé par Billy Wilder, et ayant pour sujet Hollywood, ses paillettes, ses miroirs, ses pièges et ses ruses.
Dés l’age d’or d’Hollywood, le quartier de « The Walk of Fame» devient le symbole du cinéma et de l’esprit du 7eme art . Hollywood Boulevard fut propulsé comme la plus célèbre artère de Los Angeles et aujourd’hui encore, l’avenue reste et demeure un hommage aux divers artistes & étoiles du cinéma, télévision et musique, incarnant ce que l’Amérique engendre et offre au monde entier.
Steve Banks a toujours été fasciné par le «Star-System», son thème de prédilection photographique. Banks estime que le vrai talent d’un photographe de portrait est de révéler la beauté intérieure de son modèle et non son apparence immédiate.
Il faut une grande intuition, un sens pointu du jugement et une compréhension absolue de son modèle pour atteindre un tel objectif….et peu de photographes tels que Steve Banks peuvent nous honorer d’un résultat si habile et si flamboyant.
Biographie de Steve Banks: Photographe. Designer Photographique. Artiste mixant les matières (Assemblages- Constructions-Collages)
Du 28 février au 26 avril 1967 Steve Banks fut sélectionné pour assister aux cours magistraux d’un des plus prestigieux photographe mondial, Richard Avedon. A cette époque, le partenaire d’Avedon était Marvin Israel, également photographe, designer et ancien directeur artistique des magazines “Seveteen”, “Harper’s Bazaar” et de la société “Atlantic Records”, spécialisée en édition de disque.
Etre sélectionné par Avedon et Israel était un privilège….les deux photographes ayant passé en revue plus de 300 portfolio et choisi une poignée ( 20) de candidats pour les assister pendant deux mois.
Toutes les semaines, chaque participant avait une mission & des taches spécifiques, jaugées, critiquées & jugées par Avedon et Israel mais également jugées par leurs camarades de classe, et les visiteurs hebdomadaires. Des visiteurs prestigieux puisqu’on pouvait croiser des photographes réputés tels que Hiro, Diane Arbus, Garry Winogrand, Lee friedlander, Bruce Davidson, et John Szarkowski, Directeur du département de photographie au Musée d’Art Moderne de 1962 à 1991.
Le studio était inspiré « LABO », un concept inventé par le designer russe Alexey Brodovitch.
Brodovitch était une légende & un pionnier parmi les designers du 20ème siècle et son idée artistique de “LABORATOIRE de DESIGN” le fit connaitre dés 1933 via le Musée d’Art Industriel de Philadelphie.
Le talent et la réputation du designer russe lui permit d’accéder au statut de directeur artistique du magazine “Harper’s Bazaar”, de 1933 à 1958.
Richard Avedon avait été profondément marqué par la philosophie artistique de Brodovitch, et il décida de devenir membre du “Labo” lorsque celui fut déplacé de Philadelphie à New-York.
Le concept fut alors installé dans le studio de Richard Avedon et les étudiants purent alors afficher et étaler leurs photos sous l’œil du designer russe lui-même.Brodovitch était un instructeur redoutable, imposant à ses élèves de le “stupéfier”…et aller au bout d’eux-mêmes pour “voir au-delà de la photographie”.
Le concept du “Labo” marqua un grand nombre de photographes et de designers. En dehors de Richard Avedon, et Irving Penn, elle influença également Steve Banks.
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“L’HEURE DES LOUPS” par Véronique DURRUTY
25.8.2011 by manonpicto.
« Cela fait longtemps que la nuit me hante*. Avec ces pellicules que l’on dit « peu sensibles » - tout est question d’échelle, un poil d’éclat en trop est tout est brûlé, cramé, au panier -, écrire la lumière de la pénombre dans une boite noire, elle meurt si elle voit le jour, la révéler dans le secret de l’obscurité, et surtout attendre, pour qu’enfin les couleurs éclatent dans la lumière.
Et là, voir si les fantômes prennent vie. Ou si tout est raté.
La nuit rôdent les vampires, la nuit je suis un peu vampire. Même si au fond rien ne change, je ne veux que partager mes rêves, aux heures des loups je les vole en douce dans la pénombre qui me cache, me protège, m’aspire.Au matin je recrache le sang sucé. Et parfois les fantômes prennent vie.Ceux là un jour, je les expose, effet de bascule, je rêve que tous les voient, et qu’ils racontent leurs histoires. Leurs histoires? La nuit rend schizophrène, à l’heure des loups l’homme se transforme en loup-garou, derrière chaque fantôme il y a mille histoires, dure ou poétique, folle ou rationnelle, la sienne, la mienne, la vôtre qui la regardez, celle de votre voisin. Toutes sont vraies puisqu’elles existent dans un cerveau.
Et maintenant plongez dans la nuit, devenez vampires, schizophrènes, disséquez mes fantômes, triturez mes images. Changez de peau, regardez avec vos yeux, mais aussi avec ceux des autres. Est-elle mouvante cette image fixe, vue en changeant de regard ?Et donnez-moi votre version des faits. Pour que mes fantômes restent vivants. » Véronique Durruty
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Pour cette exposition, Véronique est sortie à cette heure particulière dite celles des loups, partout dans le monde, puis a envoyé à tous ceux qui le souhaitaient 1 ou 2 images de l’exposition, sans aucune indication, afin qu’ils écrivent l’histoire que leur raconte cette photo, et que chaque visiteur la regarde et voie différemment, en fonction des textes qui l’accompagnent. Les textes ont afflué, de tous âges, collégiens, retraités, de tous horizons, amateurs, écrivains, journalistes, de tous horizons géographiques aussi, paris, province, d’ici un texte en russe, de là un beau poème sombre venant d’un philosophe de Dakar…
Tous accompagnent les photographies qui les ont inspirés dans cette exposition qui restera « vivante » puisque tout au long de l’accrochage, les visiteurs sont invités à envoyer leur propre texte sur le blog de l’exposition.
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